Bruxelles sous la pluie, c'est choux !

Publié le par Stella

Vu que je l'avais promis, un petit récapitulatif sur la journée du 16 à Bruxelles.

Déjà, il faut souligner le fait que c'est la première fois depuis longtemps qu'on se retrouve tous les quatre (Jo, Gren, Nico et moi) sans pièces rapportées. Attention, je n'ai strictement rien contre les sus-nommées pièces, au contraire, mais pour une fois juste entre potes ça ne fait pas de mal !

La journée a commencé sous de bonnes auspices, avec la voiture de Nico qui ne démarrait pas. Je me réjouis à l'idée d'entamer ma nuit dans le bus (me suis levée à quatre heures et couchée à deux), surtout que j'ai en mémoire le bus  de Maastricht ...Ben en fait non. C'est un bus tout ce qu'il y a de plus banal, dans le genre confortable on a fait mieux, les sièges scient le dos mais pas grave il en faut plus pour entamer la bonne humeur collective.

A peine partis, une odeur tout à fait louche et assez insupportable démange mes narines...Et en fait l'odeur provient des personnes installées devant nous : la fille (13 ans peut-être moins) d'un côté (gauche, celui de Gren et moi) et la mère de l'autre. Je m'excuse d'avance auprès du mot odeur : je t'utilise par souci de simplicité sinon on s'en sort plus.

Le reste des gens monte et on prie très fort pour que, faute de place, la fille aille s'installer à côté de la mère ; bien entendu, de l'autre côté de la rangée, on fait le souhait inverse...Mais pour une fois c'est nous les filles qui gagnons ;-p Enfin c'est ce qu'on a cru...Parce que je ne sais pas si c'est dû au vent, en tout cas les arômes délicats de poubelle, mixés à ceux (liste non exhaustive et en vrac) d'une gastro chronique, d'aisselles moisies, de gruyère périmé au fond du frigo, de fibres textiles en souffrance d'Ariel, voyagent jusqu'à chez nous plus qu'ils ne stagnent de l'autre côté. La cata. Quatre heure et demie à aspirer comme une cinglée les quelques gouttes de Nina dont j'ai aspergé mon col roulé ce matin...Merde, je peux comprendre que ceux qui vivent dans la misère n'ont pas la possibilité de se laver, mais là tout de même il faut le faire, pas d'excuse, c'est pas parce qu'on se lève tôt qu'il faut zapper la douche ! Et vive l'exemple pour la gamine aussi ! Au bref sondage ; "doit on leur suggérer de rajouter l'entrée "savonnette" sur la liste des cadeaux de Noël", réponse de Gren approuvée à l'unanimité : non, pas de savon ils vont croire que c'est comestible. On prend donc notre mal en patience, surtout moi : les trois autres dorment et je sens mes cinq tasses de café tourner en boucle dans mon estomac. J'ai bien essayé d'arrêter de respirer, mais je ne suis pas suicidaire non plus hein ! Grande inspiration à dix heures, au terminus. Mais zut il pleut, et re-zut pas de parapluie! Pas grave, c'est juste de l'eau ça sera plus folklorique ! Ben ouais, c'est ce qu'on s'est dit, sauf que la flotte n'a jamais cessé de tomber... Du pain béni pour les généralistes, sauf le mien* et celui de Jo*2 !

Bruxelles est une belle ville à sa manière, un mélange de moderne et d'ancien. On se demande parfois si l'architecture made in XX° siècle n'est pas un reflet humoristique de celle du passé : à côté de la cathédrale, un bâtiment reprend à sa manière les caractéristiques de sa façade ! Les gens sont très polis et respectueux, c'est limite propre, mais il y a énormément de touristes dans les artères principales. Et autour du Manneken-piss, ce p'tit gars dont on nous rabâche les oreilles mais qui se fait moquer de tous en raison de sa petite taille (+/- une bouteille d'eau). Alors on a fouiné dans les rues non passantes, et même dans des pseudos "coupe-gorge" où des téléviseurs explosés sont encastrés dans les murs pourris (la photo suivra, je n'ai + de numérique). Et tout ça juste pour chercher la Jeanneken-piss, la petite soeur oubliée de la célébrité locale.

Comme Bruxelles c'est aussi le musée de la BD, on a suivi les itinéraires conseillés pour s'y rendre. On peut dire qu'on a fait de la marche ! Du jeu de piste même ; parce que les panneaux qui se voulaient de signalisation n'indiquaient jamais le bon chemin! Au bout du compte, après avoir arpenté pas moins de quatre fois en long en large et en travers (je suis cap' de donner le moindre détail sur les bâtiments de la Broekstraat à commencer par l'entrée du personnel de la clinique St Jean), après avoir abordé un nombre incalculable de passants (le plan de l'office de tourisme est tout pourri et en + sous la pluie le papier c'est pas ça), on tombe sur un homme qui détient la clefdu mystère : non, le musée ne s'est pas volatilisé ni a été se poser ailleurs, c'est juste que...on est dans une rue qui lui est parallèle !Sacrés nous ! Pourquoi les gens payent pour découvrir et au final prennent plus de temps, et apparemment de plaisir, à fouiner dans la boutique du fameux centre au lieu de flâner dans les différentes expos? Enfin bref, au moins on a pu lire les diverses planches originales et observer les raretés sans être bousculés. 

On s'est fait accoster par un rigolo qui voulait savoir si un de nous avait un tatouage ; j'ai parlé anglais avec un touriste ; nos jeans se sont allégrement vautrés dans d'innombrables flaques d'eau au point d'être trempés jusqu'aux genoux*3 ; on a croisé des fontaines de chocolat ; on a craint pour les yeux de Gren (qui ont déjà bien vécu) quand ils ont failli rencontrer une baleine de parapluie ; la nourriture était...normale (je sais c'est pas étonnant mais vu Maastricht...) ; il y a des libraires à foison et ils ont de la VO ; etc etc. On a notamment profité de l'occasion pour débattre du Grand Projet (GP, que je peaufine avant d'en parler officiellement) et pour conceptualiser quelques petites choses, dont entre autres l'analyse de l'expression "passer entre les gouttes", et "les goûts chauds vs les goûts froids".

Le bus au retour? Tout pareil, sauf qu'on est claqués, donc à la limite même si ça pue...54 personnes qui sentent la pluie, ça fait tout un tas d'odeurs qui se rajoutent (enfin on a l'excuse que ça ne soit pas de notre faute nous au moins !).

N'empêche, une sacré bonne journée ; ça fait du bien de se retrouver à quatre pour autre chose qu'une soirée arrosée*4 (enfin arrosée quand même la journée hein, mais pas de la même manière).

Donc au final pour remprendre mon super-titre : Bruxelles c'est chou(x) malgré la pluie !

* Il a dû me voir en juin...et encore parce que obligée !

*2 Comme quoi les végétariens, c'est résistant à tout !

*3 oui, je regarde où je marche, c'est de la faute de ces %µ£$#§ de poussettes qui se prennent pour des véhicules prioritaires !

*4 cette fin de phrase exclut Nico qui comprendra pourquoi ;-D

Publié dans Divagations ordinaires

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C
Ah ben je vois que toi aussi tu as des aventures avec les odeurs !J'aime bien Bruxelles, c'est une capitale qui reste à taille humaine, et puis les belges sont sympa. Vous n'êtes pas allés à la boutique Tintin ?
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S
Oui mais bon, c'est sans commune mesure avec l'odeur que je m'imagine que dégage érysipèle ! <br /> On aurait bien aimé la voir cette boutique mais on ne l'a pas trouvée ... La prochaine fois on prendra une carte plus détaillée avec le vrai nom des rues, ça ira mieux  là c'était pire que calculer le chemin sur mapy ;-p
LOol qu'elle est jolie tout plein la soeur du Manneken-Piss
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T
merci de présisé que les végétarien resiste plus aux maladies car c'est vrai et s'est prouvé scientifiquement. Moi j'avoue avoir passé la plus belle journée de ma vie jamais de ma misérable vie je n'ai touché autant de disque rae d'ABBA, j'étais au anges en plus le nombre de boutique un shooping de rêve! j'ai vraiment aduké! j'ai fini par une messe en flamman, folklo est pas différent de celle en français. Je suis deg de pas avoir vu la Fnac de bruxelle, ça sa me manque!
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S
On a vu ça ;-p T'inquiète, si on arrive à caser une date avant l'été, on pourrait y retourner ! Et alors à toi les vinyles de Russie ! 
G
J'aime le lien vers le petit historique de la vie de mes yeux! Ca faisait longtemps que je n'y étais pas allée!<br /> Très bonne journée, même sous la pluie! J'ai d'ailleurs oublié d'en parler dans mon article!<br /> Hé oui, je l'ai fait!
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