J'ai découvert cette communauté en novembre, et j'étais toujours en v1 ; j'ai tout de même publié dans cette communauté, avec l'accord de Pol.
Depuis, passée en v2, je fais "officiellement" partie de la communauté, et donc, automatiquement, les articles correspondant aux mots que j'avais adopté par le passé s'y sont automatiquement
insérés.
L'adoption de "CHATTEMITE" qu'on me reproche date..... du
2 DECEMBRE 07. (Voir la liste de Pol des 'mots
sauvés' du 9 déc)
Je ne supporte pas l'idée de passer pour une "ouh la copieuse qui ne daigne pas lire chez les autres" d'où cette mise au point.
1 : Faf la rage, générique de PB saison 1
En ce moment, c'est le célébrissime Salon de l'Agriculture, où tu vois tout les ans des gens amener
leurs enfants découvrir ce qu'est une poule, que les petits cochons ne sont pas forcément trois et sentent pas toujours bon en vrai, que le lait n'apparait pas
par miracle dans les bouteilles, qu'il y a des français qui ont des accents, qu'il y a des femmes qui sont agricultrices !, liste
d'images d'Epinal non exhaustive ; bref, l'agriculture fait salon.
Strictement rien à voir, et sans transition aucune, si l'Agriculture s'expose, la vie est officiellement une jungle, désormais si en marchant dans
la rue y a un mec de l'autre côté qui vous dévisage, vous avez entièrement le droit de lui lancer "kesta ? tveux ma photo? j'm'en va te rétamer ta gueule sale con !", puisque l'exemple à
été donné par notre élégant représentant.
Toujours sans transition, le cheval de bataille transformé en trou dans l'eau, énième épisode. Dans les journaux on ne parle que de la promesse non tenue
d'augmenter le pouvoir d'achat ; erreur, moi je dis, la promesse de l'élu a été tenue !! En effet, c'est grammatical, une omission d'importance.
Explication :
"Je m'engage à augmenter le pouvoir d'achat des français."
1. Quel est le référent de " des français"? il n'est pas précisé. S'agit-il de TOUS les français, ou de quelques uns, la prudence est
de mise puisqu'il n'y a pas de référent absolu.
2. Si le référent absolu est les "français d'en bas", "je m'engage à augmenter le pouvoir d'achat des français d'en bas" = c'est une
promesse non tenue.
3. MAIS si le référent absolu est les "français d'en haut", "je m'engage à augmenter le pouvoir d'achat des français d'en
haut" = la promesse est tenue.
4. DONC la promesse a été tenue.
Ce dimanche ma grams m'a livré une anecdote savoureuse (véridique) qui a largement sa place ici, et pas seulement à titre
d'illustration.
Dans ces endroits reculés d'Italie, il n'y avait pas l'eau courante. Un candidat à la mairie s'est engagé à pourvoir chaque maison d'une installation en eau. Forcément, les gens l'ont
élu. Les travaux se faisant attendre, les habitants furieux sont allés rappeller l'édile à ses devoirs. Celui-ci, pas démonté pour un sou, leur a répondu
: "Je vous ai promis à tous l'eau dans les maisons, et je vais tenir ma promesse sur le champ : comme il
pleut fort en ce moment, montez sur vos toits, enlevez des tuiles : vous aurez l'eau courante dans vos maisons. Vous voyez que j'ai tenu mes promesses !"
En résumé, cela tient souvent à peu de choses, les mots sont trompeurs, il faut faire faire attention à chaque détour de phrase !
J'ai même pas envie de publier aujourd'hui, alors tant pis, je programme mon article pour demain. Je croise les doigts pour la mise en page :
je mets le texte en bleu, je prévisualise : il est en rouge (la v2 est daltonienne), je recommence, je prévisualise : il est bleu
mais il manque des paragraphes (la v2 est comme Lucky Luke, les paragraphes se tirent plus vite que son ombre). Enfin il est en entier mais pas à la bonne taille ; je redimensionne tout,
prévisualise : il est....comme ça l'arrange (la v2 aime le goudron et les plumes). Agacée, je ferme la fenêtre, je reclique sur 'écrire un nouvel article', la page s'ouvre au bout de 6 minutes 29
secondes, montre en main (la v2 est paresseuse comme Rantanplan).
Enfin l'article est comme je veux, mais la photo n'est pas à l'endroit où je l'ai insérée. Et comme je l'ai centrée, tout le reste du texte qui suit de justifié s'est centré. LOL.
Alors comme une poor lonesome cowgirl, j'ai mis en ligne l'article tel quel pour demain. Demain j'ai cours, j'aurais pas le temps de
m'énerver, ça vaut mieux pour lui ...
Ah oui alors en prime j'ai pas de blog rank pour la journée d'hier.
Opti je devance ton
commentaire : non pour l'instant je ne sais pas si je reste chez OB, je lui donne jusqu'au 21 mars de sursis (fin des écrits du CAPES) parce que de toute façon je n'aurais pas le temps de
déménager d'ici là.
D'avance désolée pour la non-publication à minuit, hier ça déconnait de partout et j'ai vite jeté l'éponge...
Ensuite aujourd'hui je publie : paf article blanc ; je recommence : pas de photo ; je rerecommence : pas de modification de la typographie.
Et bien sûr, si je le signale sur les forums d'OB ils vont me traiter de mythomane....
Les cartons étaient déjà tous partis. Ne restaient dans l'immense pièce vide que quelques sacs et boîtes diverses qu'elle déposerait dans le
local à ordures en descendant.
Elle tournait dans l'appartement vide, faisait mine de redresser le cadre de l'entrée dont il ne restait plus qu'une empreinte jaunie sur le blanc des murs.
Elle navigua entre les restes épars de sa vie destinés aux ordures pour se poster devant la seule source de lumière de la pièce. Elle ouvrit la fenêtre.
Le monde contenu derrière le carreau l'envahit. Il était encore tôt, les gens se pressaient sur les trottoirs, les commerçants remplissaient leurs étals ; des fumées s'élevaient des toits,
uniques nuages flous.
Soudain, un carton tomba.
Le bruit sourd se répercuta dans le vide ambiant.
Sans doute l'avait-elle déséquilibré en passant. Privé du soutien de son contenant éventré, le contenu s'étalait sur le sol. Autant de choses qui ne lui évoquaient rien mais elles auraient du ;
ce couple enlacé sur la plage qui souriait à l'objectif, d'autres photos de personnes jouant aux cartes, cette fleur séchée derrière sa prison de verre désormais rompue, souvenirs du passé
qu'elle avait entassés sans les voir et dont elle comptait régler le sort en les confiant à la benne.
Elle écarta le carton et entreprit de caser son ex-contenu disparate dans le seul sac poubelle qui ne criait pas grâce.
La photo encadrée subit le même sort, après une observation attentive mais stérile. Rien ne s'éveillait en elle, ni douleur ni joie, pas même la sensation d'avoir un jour été aimée.
Elle se releva et soudain elle le vit.
Là-bas, ouvert, tranchant sur le carrelage blanc du salon.
Un livre.
Elle ne savait pas ce qu'il en était mais elle se sentait un lien avec lui. C'était la première fois qu'elle avait une impression de déjà-vu,
liée à quelque chose de plus sombre qu'elle ne pouvait déterminer.
Lui avait-on offert ? L'avait-elle lu ? Aimé, détesté, ou rapidement relégué aux oubliettes de la mémoire, celles dont on tentait en vain de schématiser le labyrinthique plan sans pour autant en
trouver la clef. A chaque nouvelle méandre rencontré elle se prenait à espérer, à chaque nouveau virage montait en elle une étincelle, vite éteinte : elle ne se souvenait plus. Ou plutôt ne
voulait-on pas qu'elle se souvienne?
Mais ce livre, que faisait-il là, dans ce carton destiné à la destruction, pourquoi le jetterait-elle ? pourquoi la poussait-on à le jetter? Les livres restaient la seule compagnie viable qui ne
la tourmentait pas et pour cause : quelque soit le sujet, ils ne l'atteignaient pas. Ils étaient la seule chose qu'elle avait désiré conserver ; couchés comme des reliques dans leurs liceuls de
papier mâché ils l'attendaient déjà dans ce deux-pièces quelconque qui serait sa dernière demeure terrestre.
Folle. Au milieu des fous.
Elle alla jusqu'à lui et le ramassa. S'assit sur la marche qui délimitait la cuisine du salon, celle qu'elle avait coutume d'oublier, comme le reste. Ses genoux et ses coudes, eux, s'en
souvenaient.
Elle le feuilleta sans vraiment en lire quelques lignes.
Elle admira la douceur veloutée de la couverture, la qualité des couleurs.
Puis elle le retourna et quelque chose en elle bascula : elle reconnut son nom. Son nom dont les médecins lui avaient dit qu'il était le sien. Son nom à elle, propriété exclusive. En lettres
capitales sur la première de couverture. Et sur la tranche. Et sur le prière-d'insérer. Et la photo de ce qui avait été elle en miniature sur la quatrième de couverture.
Elle se concentra sur l'écheveau emmélé de ses pensées, et tira sur un fil. Qui vint, défaisant un peu l'étouffante trame tissée serré.
Elle décida que le livre n'était pas là par hasard, et lut les premières pages.
Et elle se souvint. Pas besoin de poursuivre sa lecture, elle écrivait la suite de mémoire, jusqu'à la moindre virgule. Elle se souvenait. De
tout.
C'était cette matière-là qui avait été sa vie, c'était celle-là même qui l'avait faire sombrer dans la folie.
Tout lui revenait et la douleur aussi. Les mots, les gens, les actes, les faits, ses faits, c'en est fait.
Elle se leva et retourna à la croisée. La légèreté avec laquelle elle avait vécu ces dernières années s'était envolée laissant place à un oppressant sentiment de dégoût envers elle-même.
Dehors la vie continuait son cours. Les gens s'affairaient toujours sur les trottoirs, d'autres prenaient leur temps en choisissant sur les étals, bientôt les automobilistes qui pour l'instant attendaient sagement rangés en file indienne sur la chaussée klaxonneraient furieux contre cette ambulance qui se garerait en double-file, les empêchant de passer même au vert.
Elle viendrait pour elle, pour l'amener là où on voulait qu'elle se souvienne, alors qu'elle se rappellait maintenant des raisons qui l'avaient
poussée à ne plus se souvenir et qu'elle ne voulait plus de son passé.
Il fallait qu'elle ouvre la fenêtre. Pour fermer la porte aux effluves nauséabondes, claquemurer sa vie derrière elle.
Elle ouvrit la fenêtre.
Il s'écrasa.
En bas, près de l'étal du primeur et des roues d'une fourgonnette blanche stationnée à la diable en double file.
L'EP 2 vue par The Super Trouper, Gren, Opti, Péné, Rosa Negra le reste des liens viendra au fur et à mesure



