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Vendredi 14 mars 2008
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Zato, été 2007


« Fuir !
Là-bas fuir !
Je sens que les oiseaux sont ivres
d’être parmi l’écume inconnue et les cieux … »
Mallarmé
Jeudi 13 mars 2008
Deuxième fable toscane, "Le loup à la place du pois chiche"



Il était une fois un homme qui allait de par le monde à la recherche de la fortune, mais il avait beau le parcourir en long en large et en travers, point d’or dans sa bourse.
Un jour, alors qu’il longeait des champs, il trouva un pois chiche et dit :
« C’en est assez ! Ce pois fera ma fortune ou je m’en retournerai chez moi aussi pauvre que je suis parti. »
Il le mit dans sa besace.
 
Passant devant la maison d’un paysan, il vit la femme de celui-ci, occupée à tendre le linge.
Il lui dit : « Femme, pouvez-vous surveiller mon pois chiche quelques instants ? »
« Bien sûr, répondit-elle, posez-le sur cette pierre, il y sera toujours quand vous repasserez. »
A peine notre homme parti, le coq de la maison sauta sur la pierre et mangea le pois chiche. La paysanne s’en rendit compte, mais bon, pour un pois chiche ! Cet homme devait être un peu fou, pour sûr il ne reviendrait pas.
Peu après, l’homme revint. Il s’enquit de son pois chiche.
« Bah, le coq l’a mangé. »
« D’accord, alors je prendrais le coq à la place. »
« Vous êtes dingue ? Un coq pour un pois ? »
« Ou le pois ou le coq, ou le coq ou le pois, si point de pois le coq, et rien d’autre. »
Après diverses tentatives pour lui faire entendre raison, la fermière dût lui donner le coq ; l’homme mis le coq dans son sac et partit.
 
Plus loin, passant devant la maison d’un paysan, il s’arrêta pour bavarder quelques instants avec sa femme qui balayait devant sa porte.
« Femme, dit-il, pouvez-vous surveiller ce coq quelques instants ? »
« Bien sûr, mettez-le dans la cour, il y sera toujours quand vous repasserez. »
L’homme n’était pas encore à l’angle de la maison que le cochon, flairait un animal étranger à la maison, suivit le coq, en fit son repas et ne laissa que les plumes.
Quand l’homme fut de retour, la fermière voulu lui donner un de ses coq.
« Non, je veux le mien. »
« Mais le cochon l’a mangé ! »
« Alors je veux le cochon. »
« Un cochon pour un coq ? »
« Ou le coq ou le cochon, ou le cochon ou le coq, si point de coq le cochon, et rien d’autre. »
Après moult discussions et arguments, l’homme était toujours inflexible et elle dût lui donner le cochon ; l’homme mit le cochon dans son sac et partit.
 
Plus loin, passant devant la maison d’un paysan, il sourit à son épouse qui nettoyait les écuries.
« Femme, dit-il, pouvez-vous surveiller ce cochon le temps que je fasse une course ? »
« Si vous n’en avez pas pour longtemps, volontiers ; mettez-le dans l’étable avec ma vache, il y sera toujours quand vous repasserez. »
Mais la vache, peu habituée à avoir de la compagnie, par jeu ou par ennui, donna un coup de cornes au porc et le tua.
L’homme s’en revint et vu son animal mort.
« Mon cochon ! »
« La vache l’a tué … »
« Alors vous me donnerez la vache ; ou le cochon ou la vache, ou la vache ou le cochon, si point de cochon la vache, et rien d’autre. »
Et c’est ainsi qu’il partit, tirant la vache derrière lui, sur les chemins.
 
Il s’arrêta devant une ferme où il laissa la vache sous la garde de la maîtresse des lieux.
Or il se trouve que celle-ci avait une fille, très belle mais dépressive. Sa mère aurait fait n’importe quoi pour elle, si elle le lui demandait.
Ce jour-là, la jeune fille dit :
« Mère, je veux manger. »
« Qu’est ce que tu veux manger ma fille ? »
« De la viande de vache. »
« Je n’en ai pas…. »
« Mais dans l’étable il y a une vache ! »
« Elle n’est pas à moi. »
« J’en veux quand même ! »
La mère ne sut résister ; elle courut à l’écurie avec un couteau, coupa un morceau de viande sur la cuisse de la vache, y mit de l’étoffe en lieu et place, et alla cuisiner pour sa fille.
Quand l’homme revint à la ferme, il réalisa tout de suite que sa vache boitait.
« Je lui ai coupé un morceau de cuisse, dit la vieille dame, pour la donner à ma fille qui est malade. »
« Et alors donnez-moi votre fille. »
« Dans tes rêves ! Garde ta vache ! »
« Il en manque un morceau, et je la veux entière. »
« Et moi entière je n’en ai pas ! »
« Alors donnez moi votre fille ! Ou la fille ou la vache entière, ou la vache entière ou la fille, si point de vache entière la fille, et rien d’autre. »
La vieille dame refusa encore et encore mais à la fin l’homme mit la jeune fille dans son sac et partit.
 
Il marcha, marcha, marcha encore en direction de son logis. Puis il vit une petite maison, non loin de celle où il avait à faire. Il se pencha par la fenêtre et demanda à la femme qui préparait le repas :
« Femme, pouvez-vous garder mon sac quelques instant s’il vous plait ? je reviens tout de suite tout de suite ! »
« Bien sûr, mettez-le là dans ce coin, il y sera toujours quand vous repasserez. »
La femme retourna à ses casseroles quand elle vit que le sac s’agitait et parlait ! Elle l’ouvrit et en sortit la jeune fille, qui lui raconta toute l’histoire.
« Ne t’en fais pas, j’ai une idée : hier mon mari a attrapé le loup qui a dévoré une de nos brebis ; il l’a enfermé dans le jardin en attendant de décider de son sort. Mettons-le dans ce sac, il vengera tous ces pauvres gens escroqués ! »
 
L’homme vint récupérer son sac ; il remercia et partit.
Arrivé devant chez lui, il se frotta les mains de joie :
« Je n’ai pas trouvé la fortune, mais je suis fortuné tout de même ! J’ai quelqu’un qui pourra s’occuper de mon logis.
D’un pois à un coq,
 d’un coq à un porc,
 d’un porc à une vache,
 d’une vache à une belle fille ! »
Ce chantant, il ouvrit le sac et le loup en sortit.
 
par Stella publié dans : Italia
Mercredi 12 mars 2008
En ce moment c'est la folie, je ne suis pas très présente ici ni chez vous because révisions révisions révisions!
Et je me mets même à lire les horoscope, c'est dire ! le pire, c'est que j'y crois pas !!!

Alors il y a le mensonger (pourquoi tu me fais ça, dis, je te lis toutes les semaines et toi tu me dis ça ? saleté !)

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Le "j'ai un peu de vrai" :

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Le très très très bieeeen !

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En gros, je réussis les exams et je rencontre l'amouuuur dans la foulée ! sympa le programme ^^ 


p.s. : Bienvenue chez les Ch'tis, ché chuper marrant ! 
Mardi 11 mars 2008
 
Super documentaire ce soir sur ARTE a 21h, Le Monde selon Monsanto (et hop, j’enregistre Chez Maupassant)(dites, j’ai raté Boule de suif ou ils ne l’ont pas passé encore ?)
 
Monsanto est leader dans le domaine des OGM
La société a été fondée au début du XX° siècle ; au départ, elle produisait des dérivés du sucre, puis de l'aspirine.

Elle a pris du galon pendant la guerre du Vietnam en créant l'Agent Orange, puissant insecticide à la dioxine, répandu sur les forêts vietnamiennes (afin que les rebelles n'aient plus de cachettes) et responsable d'un nombre incalculable de cancers et de malformations congénitales. On se "savait pas" à l'époque que c'était dangereux, lol. Et on continue a en nier la responsabilité. 

Par la suite elle a surdéveloppé sa filière agricole et a, comme c'est marrant, inventé le "roundup" puis... des plantes OGM capables de résister au...roundup ^^
 
Bref, ça promet d’être super instructif et super intéressant.
 
D’ailleurs, chose étrange, lorsque je tape le nom de la firme dans mon traitement de texte, le correcteur d’orthographe le souligne et me propose de le remplacer par ceci :
 

OGM.JPG

 

 
Mais quel synonyme vais-je donc choisir ? ...

Bref, il est tout beau tout rose le monde selon Monsanto !

 

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Lundi 10 mars 2008
Waouh que le temps passe vite, c'est déjà mon second bloguiversaire ! Qui l’eut cru ? ^^
Ce blog a été créé pendant les grèves contre le CPE, au départ seul Gren, ST & Opti en avaient l’adresse, je n’allais pas visiter d’autres blogs. Je n’adhérais pas trop au principe de la blogosphère, avec les blogueurs influents dont la plupart autoproclamés pensaient qu’ils soufflaient le chaud et le froid et te répondaient soit avec un mépris souverain soit pas du tout. Chuis pas du genre à me laisser traiter comme une mer** même sur un blog ;-)
Et puis j’ai changé d’avis, j’ai découvert de très chouettes personnes sur la toile, pas du tout « prise de tête », et que les échanges pouvaient être très enrichissants. Et puis, finalement, l’avantage du blog c’est que, contrairement à la vie, on n’est pas obligé de supporter les gens, hop on clique sur la croix en haut et c’est fini ! :-)
 
M’enfin bon. Deux ans après sa création, mon blog est toujours là et j’ai plus que jamais envie de l’alimenter, de le faire vivre.
Pour moi surtout.
Pour mes fidèles lecteurs aussi, que je les connaisse ou non, qu'ils 'parlent' ou restent anonymes, mais surtout pour moi.
J’ai fait plusieurs « pauses » quand j’en avais envie mais je n’ai jamais songé à le fermer.
A changer d’air, oui, surtout ces derniers temps avec la V2 qui est plus lente, plus chiante, liste non exhaustive ^^. Mais à force ces couacs font partie de son charme
 
Je n’ai jamais été très portée sur les chiffres, à vrai dire je n’y prête guère attention, mais pour aujourd’hui ça va être un bilan chiffré !
 
Mon blog c’est 215 articles, 1727 commentaires, 24110 visiteurs uniques (en deux ans et il faut tenir compte des mêmes personnes qui ont une IP variable, qui change à chaque connection ^^) environ 90 visiteurs uniques hebdomadaires et un blog rank qui hier était de 68 (tu vois AnnaK qu'ils me référencent mal chez Orange, ça aurait pu être un point de plus et ... :-D)
Les articles qui cartonnent sont ceux de la catégorie "divagations ordinaires", les "je(ux) de mots", et en ce moment les articles 2007 sur le Sanremo (le 2008 s'est achevé il y a peu, j'en parle dès que j'ai du temps).
 
Donc voilà, maintenant on prend les paris pour l’an prochain, sera toujours là, ou bien ? ;-D
 
Merziiii à toi lecteur-lectrice, connu ou inconnu, commentateur ou pas, anonyme ou non !

Je ferais un article spécial pour les provenances.

Bisous 


 
P.S.  : l’histoire qui fait pêêêûûûr est pratiquement terminée, elle aussi…j’ai pas oublié ;-)
 

 

 

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