On parle beaucoup de "budget" en ce moment ; ce mot vient de l'ancien français bougette, petit sac de cuir, qui
a donné l'anglais budget au XV° siècle et nous voilà en 2008 !
Un mot qu'on entend souvent, trèèèès souvent : grever. C'est sûr, le nombre de mots maîtrisés et utilisés par personne régresse. Parce qu'on oublie souvent son synonyme,
OBERER
v. tr. (XVIe siècle). Du latin obaeratus, « endetté »
Sens premier : accabler de dettes, endetter jusqu'à la ruine. (synonyme : grever)
Exemples : La garde-robe de luxe du Ministère de la Justice n'obère pas le budget de celui-ci. La carte famille nombreuse et les aides aux étudiants obèrent le budget de l'Etat.
Au sens figuré, obérer signifie : compromettre gravement.
Exemples : Des lourdeurs dans le style obèrent la qualité de ce devoir. Les
absurdités énoncées obèrent leur avenir.
- trappe à souris marche pas = ben c'est que la souris est maline, c'est pas de la faute de la trappe ! mais c'est zoli une souris....
-les belles cuisses de la fermière = dommage, ce n'est pas un blog de cuisine :-)
Et vous, comment êtes-vous parvenus jusqu’ici ?
ps : cotisons-nous! offrons un dico pour OB qui ne reconnaît toujours pas les accents et les apostrophes, à son âge lol
Joyeux z'anniversaire ma tite Gren !
Mon frangin & me avons fait une fixation sur ce mot, ne cherchez pas la raison, il n'y en a pas ^^ Juste que les
sonorités sont bizarres, et que je pensais plutôt à un instrument de jardinage genre bêche !
Donc le mot à adopter de la semaine sera
ESCARPOLETTE
n.f. (archaïque) : siège que l'on suspend par des cordes pour se balancer ; synonyme ancien de balançoire
L'escarpolette est apparemment un thème prisé dans la peinture du XVIII° siècle.
Par exemple, ce tableau de Fragonard, intitulé à juste titre : Les hasards heureux de l'escarpolette (1767) (voir analyse du
tableau pour comprendre le titre
...)
Voilà, plus de mystère !
ps : désolée pour la mise en page merdique (idem hier), mais ça marche pas : j'arrive pas justifier le texte et centrer le mot, c'est soit tout l'un soit tout
l'autre, et le tableau a été redimensionné alors que j'ai rien demandé grrrrrrr et je ne parle même pas des blancs entre les lignes et à la fin de l'article
!
Jeune écrivain de fantasy italienne, Licia Troisi (née en 1980 à Rome) est par ailleurs astrophysicienne, elle a
présenté une thèse de doctorat en 2004 sur les galaxies naines ; elle bosse à l'agence spatiale italienne.
Tout ça pour dire qu'elle sait ce qu'elle dit ;-)
Elle a publié :
Les Chroniques du Monde Emergé
(pensées comme un volume, mais éditées en trilogie)(puis prolongées par une seconde
trilogie) :
1. Nihal de la Terre du Vent (2004)
2. La mission de Sennar (2004)
3. Le talisman de pouvoir (2005)
Les Guerres du Monde Emergé
1. La secte des assassins (2006)
2. Les deux guerrières (2007)
3. Un nouveau règne (2007)
Le Monde Emergé était autrefois peuplé d'elfes ; à l'arrivée des humains et des gnomes, ils quittèrent le ME pour partir vers les Terres Inconnues. Des siècles après, ......
AVIS :
je ne l'ai pas lu, faudra que je me l'achète ; il n'est pas encore traduit en français, je vous ai fait une traduction "maison" du résumé que vous pourrez trouver en cliquant sur les liens bleus
pour chaque livre.
Ca a l'air super bien ! la trilogie s'est très très très bien vendue dans les pays hispanophones et en Italie, ainsi qu'en Turquie et en Allemagne.
Je ne sais pas si ça va sortir en France, je me renseigne pour les gens du forum ;-)
Prochain roman à paraître :
La
Ragazza-drago, le 15 avril (une bonne raison pour repartiiiiiiiiiiiiir?
)
Le roman que j'ai lu d'elle :
I dannati di Malva (février 2008)

Malva, scintillante cité de verre et d'acier, entourée de bois. Creusée sous la ville, l'autre cité, celle des esclaves, ces humains qu'on ne considère pas comme des
humains, capturés parce qu'ils vivaient dans la forêt et non pas dans le progrès et l'industrialisation. On les appelle les Drow.
Au-dessus les humains, au-dessous leurs esclaves.
Ils travaillent nuit et jour à dépolluer l'air de la Ville, dans des conditions lamentables, mais que les gens du dessus ignorent (et de toute façon, c'est des Drow alors bon).
Telkar est un sang-mêlé ; sa mère a été violée par un Drow (version officielle, on n'en sait pas plus). Tous les jours, avant de prendre son poste de soldat, il se poudre le visage et les mains,
afin qu'on ne voie pas sa différence de couleur de peau et se teint les cheveux.
Lorsqu'un ou des assassins rôdent dans Malva et tuent chaque nuit un Humain ayant un rapport avec les mines (famille, ect), Telkar se propose de descendre en-dessous, de se faire passer pour un
nouveau capturé, d'infiltrer ces sauvages et découvrir le(s) coupable(s).
Mais une fois en-dessous, rien ne sera plus pareil.....
MON AVIS :
j'ai adoré, dévoré, tremblé d'indignation ; c'est super bien écrit, et puis outre la psychologie des personnages principaux (problèmes identitaires, toujours de la faute de l'autre,...), se
dresse le problème de l'industrialisation sans conscience et de la pollution.
LES PLUS :
Le roman est publié aux éditions Ambiente, environnement ; une partie des droits d'auteurs est reversée à Legambiente.
Le roman fait partie de la collection "verde nero, noir di ecomafia". Un polar environnemental en quelque sorte.
Noir di ecomafia = c'est un label qui lutte contre le traitement sauvage des déchets par les mafias quelles qu'elles soient ; vous avez pu le constater avec l'affaire des
mozzarelle empoisonnées, en raison du fort taux de concentration de dioxine dans le lait de bufflonne. En fait, la mafia spécule sur les ordures ménagères, industrielles ou pire .... et une fois
le pognon engrangé, hop les enterre dans des fosses des champs de Campanie ou ailleurs dans le sud de la péninsule (voir le best-seller de Roberto Saviano, Gomorrha, qui lui a été traduit donc vous n'avez pas d'excuse ;-p).
Il propose de nombreux auteurs, et différents types de textes, allant de la SF d'anticipation à la fantasy, en passant par le polar. Le thème qui sous-tend tout ce corpus est bien sûr
l'environnement et la lutte pour sa préservation, contre ceux qui oeuvrent pour sa destruction.
Plus d'infos, le blog de VerdeNero



