Avec un peu de retard (parce que mon blog connaît quelques ratés depuis dimanche, mais il parait que ça va reviendre à la normale bientôt^^)(vu comme la v1 rame, je ne sais pas ce que la v2 va donner, enfin j'dis ça j'dis rien...), me revoilou!
Donc je voulais vous dire : MERCI à vous qui avez participé à l'EP1 !
Le résultat est étonnant, vous trouvez pas? Personellement, j'ai apprécié vos textes, chacun à sa manière.
Le petit sentier forestier s'est révélé à la fois leçon d'histoire, porteur d'espoir, miroir de vie, lieu de perdition où les lutins attaquent, résidence enchantée des héros de contes de fées, lieu où l'on croise des guides spirituels divers où des voix mystérieuses se font entendre et où l'on rencontre d'étranges anges, nouveau terrain de jeu du chaperon devenu rose, propice à la défense de la nature comme à l'introspection.
Comme quoi on est tous différents, et c'est tant mieux, car comme disait De La Motte, "L'ennui naquit le jour de l'uniformité" ...
Prunette m'a envoyé un mail, elle a été surchargée de travail la semaine dernière, du coup elle n'a pas trouvé le temps. Par contre pas de nouvelles d'Alain ni de Vincent...Je ne me vexe pas hein, mais du coup, pour l'EP2, les règles changeront légèrement... (J'ajoute, à titre informatif, que c'est normal si les commentaires n'apparaissent pas chez S.deL., celle-ci ayant activé la modération tant qu'elle sera absente)
Qu'en avez-vous pensé, tous? On bisse un de ces quatre ?

Tout était calme ce matin là. Le soleil éclairait par intermittance le sentier, dardant ses chauds rayons à travers les arbres. Etrangement, pas un bruit. Pas de vent pour faire murmurer les feuilles, pas de trilles d’oiseaux. Juste le silence. Tour à tour angoissante entité et douce délivrance.
Qu’avait-elle pu faire la veille ? Tout en elle tentait de rassembler les bribes éparses de sa mémoire. Aucune réminiscence n’affleurait son esprit embrumé. Juste le présent. A la fois fugace fragrance et cruel instant.
Ses pas empruntèrent un chemin au hasard, se laissant guider dans le labyrinthe de la forêt. Aucune âme dans le bois à cette heure. Juste elle et sa conscience. Lourd fardeau. Présence douloureuse et amicale.
Tout à coup le chemin se scinda en deux raidillons. L’un s’enfonçait dans la forêt, l’autre menait à la réalité prosaïque. Elle choisit le second, il lui fallait assumer. Courir ce matin-là ne lui avait pas éclairci les idées. Contrairement au pacte tacite qu'elles avaient passé depuis des années déjà, la forêt ce matin-là ne lui transmettait pas sa quiétude, les odeurs enivrantes du sous-bois ne lui ôtaient pas ce sentiment diffus d'avoir mal agi, ne lui rappellerait pas ce qui avait été hier, ni son prénom…
! Ne manquez pas d'aller voir le texte des autres participants : Nath, Gren, Lunamoon, Cédric, Ohemeg, Naty, Opti, Super Trouper, Péné, le MPTM, Paola, S de L

On m’a souvent dit que la littérature n’était, au final, qu’interprétation. Il doit en être de même pour les images. Bref, certain verront dans cette magnifique forêt, la beauté de la nature, la poésie et le lyrisme, d’autres y verront un chemin, un quête de soi ou du « nous » auquel tout le monde aspire, d’autres encore y verront la peur devant l’inconnu.
Moi, j’y vois ma vie, telle qu’elle est. Elle semble magnifique, mais le chemin est semé d’embûches !!
Je vais vous raconter une histoire à laquelle me fait penser cette image. Tout cela remonte à longtemps, très longtemps, à une époque que vous n’avez jamais connue.
Il y avait dans un très très joli village, une magnifique forêt. Et dans cette forêt, il y avait une jolie petite maison. Et dans cette maison, vivait une gentille petite famille. Gentille, en tout cas, en apparences. J’ai longtemps cru que cette famille n’était pas comme les autres, car les cris, les hurlements, les engueulades, les prises de becs comme on dit, ponctuaient sa journée. J’ai compris, bien plus tard, que la majeure partie des familles se comportait ainsi, crier pour mieux s’entendre, mais alors, quel sens de s’entendre ? …
La vie continua pour cette famille, entre disputes et réconciliations, la routine, quoi. Puis un jour, sans crier garde, la Maman mourut. Elle laissa son mari seul avec ses deux filles. Croyez vous que cette tragédie calma les disputes ? Mais non bien sûr, elles continuèrent de plus belle, comme animée par une force inconnue.
Après une tentative de suicide et une rencontre fâcheuse avec un prince charmant qui s’est avéré être un crapaud boxeur de cendrillon, l’aînée de cette famille rencontra, non pas le prince charmant, elle n’y croyait plus, mais sa moitié, l’homme avec qui elle partagerait sa vie, ses ennuis et ses bonheurs. Grâce à lui, elle décida de tenter de gravir ce chemin semé d’embûches, il faut dire qu’à chaque creux, à chaque bosse, il lui tendait la main. Grâce à lui, elle découvrit que la vie vaut le coût d’être vécue. Grâce à lui, elle découvrit que la famille peut s’entendre sans crier, que même en chuchotant, les gens qui s’aiment s’entendent.
Je vous ai raconté cette histoire pour vous dire qu’au contraire de ce que dit l’expression populaire, il n’y a pas plus désuni que la famille. Cependant, je veux espérer, je veux croire que la famille que je vais fonder sera unie, que mes enfants et mon mari pourront toujours compter sur moi, et que je pourrai toujours compter sur eux. Je veux croire qu’il n’y aura pas un Noël, un anniversaire, une fête qu’on ne partage pas sans trouver ça anormal. Je construirais cette famille qui ne crie pas, qui chuchote parce que l’espoir fait partie de la vie.
Voir le texte des autres participants : Gren, Lunamoon, Cédric, Ohemeg, Nath, Opti, Super Trouper, Péné, le MPTM, Paola, S de L,
L'année 2006 sera l'année de la grande réinvention ; en effet, après les réunions tupperware°, les réunions kro-lanta-thon, voilà qu'une femme politique et son staff a remis au goût du jour les réunions participatives. Bon, apparemment ça ne fonctionne pas du feu didiou, mais l'idée était peut-être bonne.
Bonne car elle me permet de donner un titre à cet article et au "projet" que je formente depuis quelques temps, baptisé donc : "l'écriture participative". Ce n'est pas un cadavre exquis (d'ailleurs un est toujours en cours chez Ohemeg) ; c'est plutôt une participation commune mais solitaire autour d'un même thème. Je m'explique (parce que ça devient embrouillé là ) :
Ecriture Participative 1, mode d'emploi
Règles du jeu = Votre hôtesse, en l'occurence moi, choisit une photo, sur le net, ou un tableau, en tout cas une image, suffisamment abstraite pour qu'il y ait de la matière. Cette photo est envoyée par mail à tous les participants. Ceux-ci ont un temps imparti (disons une semaine) pour écrire un poème, du théâtre, de la prose, des haikus, bref se servir de ce support iconographique pour créér, imaginer, proposer ; donner vie à l'image, lui conférer une histoire, un mystère, des sensations, l'interpréter comme on le ressent, selon l'inspiration, le caractère et l'humeur de chacun.
"Publication" = Comme on prévoit une date fixe (je pensais au vendredi 9 février, mais on peut s'arranger autrement), chacun des participants met en ligne son texte -accompagné de ladite photo- le même jour à la même heure, avec des liens allant vers les textes des autres participants.
But = Cela nous permettrait de voir les sensibilités de chacun, où et comment une même image peut être "vécue" différemment selon la personne qui la fait vivre. Ce n'est pas un concours mais un jeu. Un jeu de mots, un exercice d'imagination, une récréation commune autour d'une même base, la photo, et d'une même passion, l'amour des mots. Il n'est absolument pas question de hiérarchie, de classement ou de vainqueur/vaincu, et toute personne acceptant de se soumettre aux règles peut participer. Ceux qui n'ont pas de blog peuvent toujours m'envoyer leur "oeuvre" par courriel, je publierais sur le mien dans la limite du possible.
Alors, qui serait intéressé?
liste des participants :
Gren (qui s'est rajoutée par téléphone)(solution de facilité hein^^)
Nath qui n'a pas de blog donc son texte sera publié ici
.....et moi ;-p Vous pouvez toujours vous inscrire, on n'est pas sectaires par ici ;-p

